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Donner du sens à sa vie, à tout âge

Dernière mise à jour : 25 déc. 2025

Donner du sens à sa vie n’est pas une réponse figée,

mais une boussole à réajuster à chaque âge.

(Une réflexion inspirée de Viktor Frankl, Albert Camus et Karl Rogers).



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Donner du sens à sa vie, à tout âge.

 

 

 

Donner du sens à sa vie, de 7 à 77 ans

 

La question du sens ne surgit pas toujours dans les moments décisifs de l’existence. Elle apparaît souvent de manière plus discrète : au détour d’un réveil un peu plus lourd, d’une réussite qui ne procure plus la même joie, d’un changement de rythme, d’un passage de vie.

Et soudain surgit cette interrogation simple, presque banale : « Est-ce que ce que je vis aujourd’hui a encore du sens pour moi ? »

On imagine parfois que cette question serait réservée à la jeunesse, à l’âge des choix fondateurs. Ou qu’elle n’aurait plus lieu d’être passé un certain seuil, comme si le sens devait être trouvé une fois pour toutes.

L’expérience montre pourtant l’inverse.

Le sens n’est ni figé ni définitif. Il évolue avec nous. Il se transforme à mesure que nous traversons les âges de la vie. À 20 ans, à 50 ans ou à 80 ans, la question reste la même, mais elle se pose autrement, depuis un autre lieu intérieur, face à d’autres réalités.

Chercher du sens à tout âge n’est pas un échec. C’est souvent le signe qu’un désalignement s’est installé entre ce que vous vivez, ce que vous faites et ce qui compte réellement pour vous aujourd’hui. Et c’est parfois ce désalignement qui ouvre la voie à un nouvel ajustement, plus juste, plus vivant.

Dans cet article, je vous propose d’explorer une idée simple et pourtant profondément libératrice : donner du sens à sa vie n’est pas un objectif à atteindre, mais une boussole à réajuster tout au long du chemin.

 

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Le sens de la vie : une boussole à réajuster au fil du temps

 

Nous avons tendance à associer la question du sens à certains moments bien identifiés de l’existence : l’adolescence, les choix professionnels, les grandes bifurcations de la vie. Comme si cette question ne surgissait que dans les périodes de crise ou de décision majeure.

En réalité, elle traverse toute la vie. Elle ne disparaît jamais vraiment. Elle change de forme, de tonalité, de profondeur, mais elle demeure. Car à chaque âge correspond une manière singulière de se demander ce qui fait sens.

Au début de la vie adulte, la question est souvent : « Que vais-je faire de ma vie ? »

Vient ensuite ce que l’on appelle parfois le milieu de vie. La question devient plus troublante, car elle s’adresse à une vie déjà construite : « Est-ce vraiment cela que je veux continuer à vivre ? »

Plus tard encore, la question se transforme une nouvelle fois : « Qu’est-ce qui a compté, et qu’est-ce qui compte encore pour moi ? »

Penser que le sens devrait être trouvé une fois pour toutes est une illusion. Elle enferme les plus jeunes dans une pression inutile et les plus âgés dans l’idée qu’il serait trop tard.

À l’inverse, reconnaître que le sens se réactualise à chaque âge permet d’aborder ces questionnements avec davantage de justesse et de bienveillance.

La question n’est donc pas : « Ai-je trouvé le sens de ma vie ? » Mais plutôt : « Quel sens cette période de ma vie m’invite-t-elle à faire émerger ? »

C’est précisément sur ce point que la pensée de Viktor Frankl apporte un éclairage décisif : le sens n’est jamais abstrait ni définitif, il est toujours une réponse singulière à une situation donnée.

 

Le sens comme réponse à une situation : l’éclairage de Viktor Frankl

 

Viktor Frankl était psychiatre et neurologue. Déporté dans les camps de concentration nazis, il a survécu à une expérience extrême qui l’a conduit à une conviction simple et radicale : même dans les situations les plus inhumaines, l’être humain conserve une liberté fondamentale — celle de donner un sens à ce qu’il vit.[1]

Pour Frankl, le sens de la vie n’est jamais une idée générale ni une vérité valable une fois pour toutes. Il n’existe pas “le” sens de la vie, mais un sens à découvrir dans chaque situation particulière. La vie ne nous demande pas la même chose à chaque âge, ni dans chaque circonstance.

La question décisive n’est donc pas : « Qu’est-ce que j’attends de la vie ? » mais plutôt : « Qu’est-ce que la vie attend de moi, ici et maintenant ? »

Cette perspective change profondément notre rapport au sens. Elle nous libère de l’idée qu’il faudrait avoir tout compris très tôt, ou qu’il serait trop tard pour se poser la question. À chaque période de l’existence, une situation nouvelle se présente, appelant une réponse nouvelle, singulière, adaptée à ce que nous sommes devenus.

Chez Frankl, chercher du sens n’est pas un luxe ni un exercice intellectuel. C’est une manière de rester vivant, responsable et digne, quelles que soient les circonstances. Une manière de répondre à la vie plutôt que de la subir.

 

Donner du sens: la lucidité d’Albert Camus

 

Là où Viktor Frankl montre que le sens peut émerger en réponse à une situation, le philosophe Albert Camus part d’un constat plus dérangeant : le monde, en lui-même, ne garantit aucun sens. Il n’offre ni réponse toute faite, ni promesse de justification ultime.

Camus appelle cela l’absurde : le décalage entre notre besoin de sens et le silence du monde. Mais loin de conduire au désespoir, cette lucidité ouvre une autre voie. Si le monde ne donne pas de sens, alors il nous revient de choisir la manière dont nous allons vivre.[2]

Chez Camus, le sens n’est pas une destination à atteindre, mais une posture existentielle. Continuer à aimer, créer, s’engager, malgré l’absence de certitudes.

Cette approche est particulièrement précieuse lorsque l’on traverse des périodes où les repères s’effondrent : une rupture, un échec, une perte de foi dans des idéaux qui structuraient jusque-là l’existence.

Camus nous rappelle alors une chose essentielle : ne pas savoir “à quoi tout cela sert” n’empêche pas de vivre de manière juste et pleinement humaine.

En ce sens, la pensée de Camus protège la quête de sens de toute illusion ou injonction. Elle nous invite à une forme de fidélité lucide à la vie, même lorsqu’elle ne répond pas à nos attentes.

 

Le sens comme alignement vivant : l’apport de Carl Rogers

 

Si Viktor Frankl nous invite à répondre à une situation et si Albert Camus nous rappelle que le sens n’est jamais garanti, le psychologue américain Carl Rogers apporte un éclairage complémentaire et profondément concret : une vie qui a du sens est une vie suffisamment alignée avec ce que l’on est.

Psychologue et fondateur de l’approche humaniste, Rogers ne parle pas de perfection ni d’idéal à atteindre. Il décrit plutôt un processus : celui par lequel une personne devient progressivement plus congruente, c’est-à-dire plus en accord avec son expérience intérieure, ses valeurs et ses choix.[3]

Cette approche éclaire de manière très juste les moments de perte de sens. Bien souvent, ce que l’on appelle une “crise de sens” est en réalité un désalignement : ce qui faisait sens hier ne correspond plus à la personne que nous sommes devenus aujourd’hui. Et ce désalignement n’est pas un échec, mais un signal.

À tout âge de la vie, l’alignement peut se modifier, se déplacer, se réinventer. Ce qui donnait du sens à 30 ans n’est pas nécessairement ce qui en donnera à 60. Reconnaître cela, c’est se donner la permission de réajuster sa trajectoire sans renier son histoire.

Avec Rogers, la quête de sens cesse d’être une injonction abstraite pour devenir une écoute attentive de soi, au service d’une vie plus juste, plus vivante, plus fidèle à ce qui compte réellement ici et maintenant.

 

Trois regards, une même invitation

 

À première vue, Viktor Frankl, Albert Camus et Carl Rogers semblent proposer des visions très différentes du sens de la vie. Pourtant, leurs approches convergent sur un point essentiel : le sens n’est jamais donné une fois pour toutes.

Avec Frankl, le sens apparaît comme une réponse à une situation : il dépend de ce que la vie nous demande ici et maintenant.

Avec Camus, il devient un choix lucide, sans garantie extérieure, une manière d’habiter l’existence malgré l’incertitude.

Avec Rogers, il se manifeste comme un alignement vivant, en constante évolution, entre ce que nous sommes, ce que nous vivons et ce que nous faisons.

Ces trois perspectives nous invitent à renoncer à l’idée d’un sens figé ou définitif.

Elles nous rappellent que changer de question n’est pas perdre le sens, mais souvent le renouveler. Que le doute n’est pas l’ennemi du sens, mais parfois son point de départ. Et que se réinterroger à tout âge n’est pas un signe d’égarement, mais de vitalité.

Donner du sens à sa vie n’est donc pas résoudre une énigme, mais entretenir une relation vivante avec son existence, attentive aux transformations, aux désalignements, et aux ajustements nécessaires.

 

Conclusion – Réajuster sa boussole

 

Donner du sens à sa vie n’est pas une performance à accomplir, ni un objectif à atteindre une fois pour toutes. C’est un mouvement, parfois imperceptible, par lequel vous ajustez votre trajectoire à ce que vous êtes devenu, et non à ce que vous étiez ou à ce que vous pensiez devoir être.

À tout âge, il est possible de se poser des questions simples, mais essentielles :

Qu’est-ce qui est important pour moi, maintenant ?

Qu’est-ce qui mérite encore mon énergie, mon temps, mon engagement ?

Qu’est-ce que je peux ajuster, même modestement, pour vivre de façon plus juste ?

Le travail de coaching ne consiste pas à fournir des réponses toutes faites, mais à créer un espace où ces questions peuvent être posées, entendues et explorées avec lucidité et bienveillance. Un espace où le sens peut émerger non comme une certitude, mais comme une direction vivante, suffisamment claire pour avancer.

Car donner du sens à sa vie, de 7 à 77 ans, ce n’est pas réussir son existence.

C’est apprendre, encore et toujours, à l’habiter pleinement.


Si vous souhaitez parler de ce sujet avec moi, je suis à votre disposition

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[1] Viktor Frankl, Découvrir un sens à sa vie (Man’s Search for Meaning), Éditions de l’Observatoire / Pocket.

[2] Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, Gallimard.

[3] Carl Rogers, Le développement de la personne (On Becoming a Person), Dunod.


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